La Belgian Nutrition Society récompense un travail sur l’impact d’une alimentation riche en flavonoïdes sur le microbiome et le profil inflammatoire dans la sclérose en plaques.
Chaque année, la Belgian Nutrition Society permet à de jeunes chercheurs en nutrition de présenter leur travail, et de gagner peut-être le prix du meilleur abstract et celui de la meilleure présentation orale. Pour cette édition 2026, le prix de la meilleure présentation a été décerné à Bo Batens, de l’Université de Hasselt, pour son travail sur l’impact d’un régime alimentaire riche en flavonoïdes sur le microbiome et le profil inflammatoire chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP). Partant du constat que la dérégulation immunitaire et la progression de la maladie semblent influencées par des perturbations du microbiote intestinal, les chercheurs ont voulu cibler l’axe intestin-cerveau par le biais d’une alimentation de type méditerranéen et enrichie en flavonoïdes.
L’intervention, menées auprès de 43 personnes atteintes de SEP a induit un remodelage rapide et durable du microbiote intestinal et du lipidome systémique, démontrant une réponse biologique solide à l’alimentation. Les changements moléculaires observés ont coïncidé avec des améliorations significatives des mesures de la qualité de vie, tant physique que mentale.
Ce travail confirme donc l’intérêt de l’intervention alimentaire en tant qu’approche complémentaire pour les personnes atteintes de SEP.
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Impact de la glycation de la viande
Du côté des abstracts, ce n’est pas un, mais deux abstracts qui ont été récompensés. Le premier, de Xiaona Tian (Université de Gand) et ses collègues, porte sur la glycation des protéines de la viande et la question de savoir si ces réactions dites « de Maillard » se poursuivent durant la digestion. Ils ont testé, dans un modèle de digestion gastro-intestinale simulée et sur des rats, 4 régimes expérimentaux qui ne différaient que par le degré de glycation de viande de porc : chauffage modéré, avec ou sans glucose, chauffage intensif, avec ou sans glucose.
Ils ont pu observer que la glycation se poursuivait bien pendant la digestion, et qu’une glycation accrue était associée à une digestibilité réduite (avec une masse fécale plus que doublée chez les rats malgré une consommation alimentaire identique). Le régime à forte glycation a clairement modifié la composition du microbiote colique, avec un enrichissement significatif de 38 taxons bactériens. La production d’acides gras à chaîne courte a augmenté avec la glycation, mais sans signe clair de stimulation de la fermentation protéique. Ils ont en outre observé une réduction de marqueurs coliques de l’immunité adaptative, une augmentation de marqueurs du stress oxydatif épithélial et une stimulation de la réponse immunitaire innée.
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Digestibilité des protéines après une chirurgie métabolique ou bariatrique
L’autre abstract récompensé est celui d’Emma Verstraeten (KU Leuven) et ses collègues, qui porte sur la digestion de protéines après une chirurgie métabolique ou bariatrique (MBS). Ils ont mesuré la digestibilité de protéines en utilisant de la spiruline et de la phénylalanine marquées, chez des personnes ayant soit subi un bypass gastrique Roux-en-Y (RYGB), soit une sleeve gastrectomie (SG), soit aucune chirurgie (CON).
Ils ont constaté que l’apport protéique absolu était significativement plus faible dans les deux groupes chirurgicaux par rapport au groupe témoin. Dans une analyse préliminaire portant uniquement sur les adultes plus âgés, la digestibilité des protéines de la spiruline était légèrement inférieure, sans différence significative, dans le groupe RYGB par rapport aux groupes SG et CON.
En conclusion, la digestibilité des protéines ne semblait que modérément affectée après une MBS, ce qui suggère qu’il n’est pas justifié d’augmenter l’apport protéique dans le seul but de compenser une digestibilité altérée. Néanmoins, un apport protéique adéquat reste essentiel pour préserver la masse musculaire squelettique et réduire le risque de sarcopénie après une MBS.
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Kymposium annuel de la Belgian Nutrition Society, Bruxelles, 18 septembre 2026
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