Cette étude fait le point sur les preuves accumulées ces dernières années concernant la supplémentation en vitamines chez les sportifs. La supplémentation présente un intérêt, à condition d’être ciblée.
Ces dernières années ont vu se développer les recherches et l’intérêt commercial concernant les compléments alimentaires conçus pour les besoins spécifiques de populations physiquement actives. Les vitamines occupent de nombreuses fonctions qui suscitent un intérêt particulier dans le sport. Les athlètes sont en effet souvent exposés à un stress oxydatif accru, un turnover métabolique plus élevé et une demande plus importante en certaines vitamines. Pourtant, les recommandations nutritionnelles en termes de vitamines et de minéraux sont, dans la plupart des cas, les mêmes pour les athlètes que pour la population générale.
Un apport adéquat en vitamines, qu’il vienne de l’alimentation seule ou avec des compléments alimentaires, a été associé à une réduction de la fatigue chez les individus physiquement actifs. À l’inverse, un apport vitaminique inadéquat a été associé à une augmentation du risque de lésions musculosquelettiques et de maladies aiguës, à une diminution des performances sportives et à un ralentissement de la récupération après un exercice intense. Mais que sait-on sur l’intérêt de la supplémentation vitaminique chez le sportif ? Cette étude fait le point en synthétisant les preuves accumulées ces 10 dernières années.
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Quelles sont les vitamines utiles pour les sportifs ?
Une étude narrative fait le point, en synthétisant les preuves accumulées ces 10 dernières années, complétées par des études antérieures lorsque nécessaire.
Les principaux résultats sont les suivants :
- La déficience en vitamine D est très répandue chez les athlètes, en particulier dans les sports de salle et pendant les mois d’hiver. La supplémentation a un effet démontré pour améliorer la santé musculosquelettique et réduire le risque de blessures.
- Les vitamines C et E peuvent atténuer le stress oxydatif et les lésions musculaires induits par l’exercice. Les auteurs relèvent cependant qu’une consommation excessive peut nuire aux réponses adaptatives telles que la biogenèse mitochondriale.
- La vitamine A contribue à la modulation immunitaire, à la régulation métabolique et à la fonction mitochondriale.
- Les vitamines du groupe B favorisent le métabolisme énergétique et la synthèse des globules rouges.
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Optimiser l’alimentation avant la supplémentation
Au bout du compte, les auteurs concluent que la supplémentation en vitamines chez l’athlète doit être individualisée. Elle doit cibler les déficiences confirmées et être adaptée aux exigences spécifiques du sport, à l’âge, au sexe et à l’intensité de l’entrainement. Ils insistent sur le fait que l’optimisation de l’alimentation doit rester la stratégie principale, la supplémentation servant de complément lorsque l’apport est insuffisant.
Et d’ajouter que d’autres études de qualité, spécifiques au sport et portant sur le long terme, sont nécessaires pour établir des recommandations claires en matière de dosage et pour jauger les avantages en termes de performances et les risques potentiels associés à une supplémentation excessive.
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Wiacek M et al. Nutrients 2026,18(2),213; https://doi.org/10.3390/nu18020213
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